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El Niño fragilise l’accès à l’eau et les écosystèmes marins des outre-mer

De la Guyane à la Polynésie, l’épisode El Niño accentue déjà les sécheresses, le réchauffement de l’océan et le stress sur les milieux côtiers. L’accès à l’eau, les transports fluviaux, la pêche, les coraux, les bénitiers et l’aquaculture sont touchés dans plusieurs outre-mer.

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L’épisode El Niño en cours affecte plusieurs territoires ultramarins français, avec des effets déjà visibles sur l’eau, les transports, la pêche et les écosystèmes marins. En Guyane, la sécheresse fait craindre des difficultés d’approvisionnement en eau potable et des perturbations du transport fluvial. Dans les Antilles, la chaleur et le déficit de pluie aggravent la sécheresse. En Polynésie, la hausse anormale de la température de l’océan menace coraux, bénitiers et huîtres perlières.

Eau potable et transports fluviaux en Guyane

En Guyane, le préfet Antoine Poussier a annoncé le 4 septembre 2026 qu’il envisageait de déclencher le plan Orsec dès le début du mois d’octobre. Cette mesure vise à garantir l’accès à l’eau potable en cas de salinisation ou de tarissement des captages sur le littoral et dans l’intérieur du territoire.

La baisse de l’étiage des fleuves ravive le souvenir de l’assec historique de 2024. Un arrêt du fret et du transport fluvial de passagers entre les villages et les centres de commerce est redouté. Dans les bassins du Maroni-Lawa, de l’Oyapock et de la Camopi, 43 000 habitantes et habitants ont commencé à constituer des réserves de nourriture, de carburant, de matériel de pêche et de chasse.

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