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El Niño « Godzilla » : l’ONU redoute un épisode hors norme, aggravé par le réchauffement climatique

Maintenu avec une probabilité proche de 100 % jusqu’en février 2027, El Niño pourrait atteindre une intensité inédite d’ici à la fin de 2026. L’ONU alerte sur des effets déjà visibles dans le Pacifique et sur des répercussions possibles jusqu’en Europe, dans un contexte de réchauffement global.

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L’ONU alerte sur un épisode d’El Niño de très forte intensité, susceptible de devenir le plus puissant depuis 40 ans, voire de dépasser tout ce qui a été observé depuis le début des relevés. Ce phénomène naturel, lié au réchauffement d’une partie de l’océan Pacifique, intervient dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines, ce qui peut en amplifier les effets. Les impacts pourraient se faire sentir bien au-delà du Pacifique, jusqu’en Europe et en France.

L’Organisation météorologique mondiale juge « exceptionnellement élevée », proche de 100 %, la probabilité de maintien d’El Niño jusqu’en février 2027. Le phénomène devrait encore se renforcer dans les prochains mois pour atteindre une « très forte intensité », avec une apogée attendue vers la fin de l’année 2026. Ses conséquences climatiques pourraient ensuite se prolonger pendant une grande partie de 2027, qui pourrait devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Celeste Saulo, secrétaire générale de l’Organisation météorologique mondiale, estime que cet épisode pourrait dépasser « les limites des graphiques » utilisés ces 40 dernières années. En juin 2026, António Guterres avait appelé à accorder à la situation « le degré d’urgence climatique qu’elle représente », ajoutant que les conditions d’El Niño « jetteront de l’huile sur le feu d’une planète qui se réchauffe ».

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