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Chez Action, des cadences serrées et des protections insuffisantes mises en cause

Objectifs de mise en rayon difficiles à tenir, sous-effectif, douleurs physiques, équipements de protection manquants : une enquête menée dans deux magasins Action documente une organisation du travail qui expose les salariés, tandis que les indicateurs d’accidents et de maladies professionnelles se dégradent.

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Chez Action, la promesse du discount repose aussi sur une organisation du travail sous tension. Révélé par Complément d’enquête, le quotidien observé dans deux magasins de l’enseigne fait apparaître des cadences serrées, des tâches morcelées entre rayon, caisse et service aux clients, ainsi que des protections matérielles parfois insuffisantes. Au bout de la chaîne, les salariés encaissent les douleurs, et les indicateurs de sinistralité se dégradent.

Dans l’un des magasins observés, le travail était rythmé par des objectifs de déchargement de « charrettes » calculés par algorithme. Action affirme que ces temps ne sont qu’indicatifs. Mais sur le terrain, la marge paraît mince. À 18 h 35, plus de la moitié d’une charrette restait encore à traiter alors que le temps prévu était de 45 minutes. Le problème ne tient pas seulement au volume à écouler : il faut aussi répondre aux clients et retourner en caisse, parfois pour quelques minutes seulement, avant de reprendre la mise en rayon.

Cette polyvalence imposée transforme chaque séquence de travail en course contre la montre. Dans un autre magasin, une prise de poste à 6 heures s’est déroulée en sous-effectif, avec un salarié absent, sans que le volume de mise en rayon à absorber soit revu à la baisse. Pour aller plus vite, des colis étaient jetés dans les allées. Autrement dit, le manque de personnel n’allège pas la charge ; il la reporte sur ceux qui restent, au prix d’une désorganisation supplémentaire.

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