Duralex de nouveau en redressement judiciaire : une enquête ouverte sur l’usage de 7 millions d’euros collectés
Le fabricant de verre Duralex SCOP SA a été placé une cinquième fois en redressement judiciaire en juin. Une enquête vise désormais sa gestion, notamment l’utilisation de 7 millions d’euros réunis lors d’une collecte destinée à moderniser les machines. Le tribunal de commerce d’Orléans examine trois offres de reprise.
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Duralex SCOP SA, fabricant de verre, traverse une nouvelle crise majeure. Placée une cinquième fois en redressement judiciaire en juin, l’entreprise fait désormais l’objet d’une enquête sur sa gestion. Les investigations portent notamment sur l’utilisation de 7 millions d’euros réunis lors d’une cagnotte lancée en novembre dernier, alors que ces fonds devaient financer la modernisation des machines.
Le siège de l’entreprise a été perquisitionné début septembre. Cette procédure intervient dans un contexte de fortes interrogations, aussi bien chez les clients de la marque que parmi les représentants des salariés, sur le devenir de l’argent collecté.
Des fonds au cœur des investigations
La cagnotte ouverte en novembre dernier avait suscité une forte mobilisation. À l’époque, François Marciano, directeur général de Duralex SCOP SA, soulignait la rapidité de la collecte : « Ça a été ouvert à 8 h ce matin. Donc vous voyez, il est 10 h 24, on est déjà à un million de dons. »
Près d’un an plus tard, l’usage des 7 millions d’euros recueillis se retrouve au centre de l’enquête. Les questions portent sur l’affectation de ces fonds, destinés à la modernisation de l’outil industriel.
À Orléans, cette absence de clarification alimente l’inquiétude. Les syndicats attendent des réponses sur la gestion de l’entreprise et sur la destination de l’argent collecté.
La direction contestée, la défense dément toute malversation
Un représentant syndical met en cause une gestion qu’il juge opaque. Il affirme que les salariés « n’ont pas vu forcément la couleur de l’argent ». Il relie aussi le licenciement de François Marciano et de son fils, administrateur de la SCOP, à une absence de transparence, évoquant « ces deux personnes qui avaient les plus grosses responsabilités dans la SCOP » et dénonçant « aucune transparence sur la comptabilité ».
François Marciano et son fils pourraient désormais être visés par la justice. Leur avocat affirme qu’ils contestent toute implication dans d’éventuelles malversations et assure qu’« il n’y a évidemment eu aucun euro détourné par les François Marciano ».
243 salariés dans l’attente d’une reprise
L’avenir industriel et social de Duralex reste suspendu aux décisions du tribunal de commerce d’Orléans. Les 243 salariés de l’entreprise seront bientôt fixés sur leur sort.
Le tribunal examine actuellement trois offres de reprise.