Panoramag
Économie Décryptage Abonnés

Budget européen : la France reste un contributeur net majeur, malgré d’importants retours agricoles et industriels

La France verse davantage au budget de l’Union européenne qu’elle ne perçoit en retour. Elle reste toutefois l’un des principaux pays bénéficiaires de plusieurs politiques européennes, notamment la PAC, les programmes spatiaux, la défense et Erasmus+.

Écouter cet article

La version audio de cet article est réservée aux abonnés — s'abonner.

La France continue de contribuer davantage au budget de l’Union européenne qu’elle n’en reçoit. Parmi les vingt-sept États membres, elle figure avec l’Allemagne parmi les plus gros contributeurs nets. Le projet de loi de finances 2025 la plaçait au deuxième rang, avec un solde net estimé à -9,3 milliards d’euros, loin derrière l’Allemagne mais devant les Pays-Bas et l’Italie.

Pour 2026, l’article 45 du projet de loi de finances évalue à 28,8 milliards d’euros la part du budget français consacrée à l’Union européenne. En novembre, le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, déclarait dans l’hémicycle que cette contribution représentait « 5,7 milliards d’euros de plus qu’en 2025 ».

Cette position de contributeur net ne signifie pas pour autant une absence de retombées budgétaires. La Commission européenne rappelle que « le budget de l’UE n’est pas et n’a jamais été une opération qui consiste à donner et à recevoir ». Son principe, ajoute-t-elle, « a toujours été de mettre en commun les ressources, de surmonter ensemble les problèmes communs et de créer une valeur ajoutée européenne ».

L'actualité essentielle reste en accès libre : retrouvez le fil du jour.