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Taxer les ultra-riches : un débat mondial relancé par la hausse des fortunes et les failles des systèmes fiscaux

De Davos au G20, puis jusqu’à l’Assemblée nationale française, la taxation des grandes fortunes s’est imposée comme un sujet central. En toile de fond : l’envolée du patrimoine des milliardaires, des mécanismes d’optimisation légaux et une contestation croissante de l’idée que les plus riches paient déjà leur juste part.

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La fiscalité des ultra-riches s’est installée au centre du débat public international entre 2024 et 2026. En cause : l’augmentation rapide des grandes fortunes, la faiblesse de leur imposition effective dans plusieurs pays et la progression de propositions visant à instaurer un impôt minimum sur le patrimoine des milliardaires.

Gabriel Zucman, économiste français spécialiste des inégalités, chiffre à 3 000 le nombre de milliardaires dans le monde et à plus de 14 000 milliards de dollars leur richesse cumulée. Un calcul fondé sur 2 756 milliardaires connus, disposant ensemble de 13 000 milliards de dollars, évalue à 250 milliards de dollars par an le rendement d’une taxe de 2 % sur leur patrimoine. Pour l’économiste, le cœur du problème tient à une « spirale inégalitaire » : lorsque les plus riches peuvent se soustraire à l’impôt, leur richesse augmente mécaniquement plus vite que celle du reste de la population.

En 2024, la fortune des milliardaires a augmenté de 34 %, soit trois fois plus vite qu’en 2023, tandis que 5 milliards de personnes se seraient appauvries dans le monde. Ce contraste a nourri les appels à une réforme fiscale internationale.

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