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Virus du Nil occidental : un premier cas de contamination locale détecté en France en 2026

Santé publique France a signalé mi-juillet un cas autochtone d’infection au virus du Nil occidental dans les Pyrénées-Orientales. Il s’agit de la première circulation du virus chez l’humain identifiée dans le pays depuis le début de l’année 2026.

Un premier cas de contamination locale par le virus du Nil occidental a été détecté en France en 2026. Santé publique France a annoncé, dans un bilan publié jeudi 16 juillet, qu’« au 16 juillet 2026, un cas autochtone d’infection à virus West Nile a été identifié dans les Pyrénées-Orientales ». L’agence précise qu’il s’agit de « la première détection de la circulation du virus chez l’humain en France, en 2026 ».

Ce signalement intervient alors que la surveillance renforcée des arboviroses est en place depuis le 1er mai. À la mi-juillet, aucun cas autochtone de chikungunya, de dengue ou de Zika n’avait en revanche été recensé dans l’Hexagone, malgré plusieurs centaines de cas importés.

Une distinction avec les autres arboviroses surveillées

Au total, 293 cas importés de chikungunya, de dengue et de Zika ont été enregistrés depuis le 1er mai 2026. Dans le détail, Santé publique France comptabilisait au 12 juillet 69 cas importés de chikungunya, 215 de dengue et 9 de Zika.

Ces trois maladies sont transmises par le moustique tigre. Le virus du Nil occidental relève, lui aussi, de la famille des arbovirus, mais il est principalement transmis par des moustiques du genre Culex. Le cas détecté dans les Pyrénées-Orientales constitue donc, à ce stade, le seul cas autochtone signalé parmi les arboviroses suivies cet été.

La présence du virus du Nil occidental n’est pas inédite en France. Il est régulièrement mis en évidence sur le bassin méditerranéen. Mais le bilan publié mi-juillet marque la première détection, cette année, d’une circulation du virus chez l’humain sur le territoire.

Une maladie souvent silencieuse

Le virus du Nil occidental touche d’abord les oiseaux. L’être humain, comme le cheval, peut être infecté de manière accidentelle après la piqûre d’un moustique ayant auparavant piqué un oiseau infecté.

Selon les données rappelées par les autorités sanitaires, la majorité des contaminations passent inaperçues : 80 % des cas sont asymptomatiques. Lorsque des symptômes apparaissent, ils surviennent après une incubation de trois à six jours et se traduisent par l’apparition brutale d’une forte fièvre.

L’Institut Pasteur précise que cette fièvre peut s’accompagner de maux de tête, de douleurs dorsales et musculaires, d’une toux, d’un gonflement des ganglions du cou, ainsi que, fréquemment, d’une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires. Le virus peut aussi provoquer des atteintes neurologiques chez l’humain.

Une circulation déjà observée en 2025

L’année précédente, 62 cas autochtones de fièvre West Nile avaient été recensés dans 17 départements métropolitains. Des cas avaient alors été signalés en Île-de-France et en Normandie pour la première fois.

Ce précédent montre que la circulation du virus ne se limite plus aux seules zones où il est habituellement repéré. Le nouveau cas identifié dans les Pyrénées-Orientales confirme, dès le début de la saison de surveillance 2026, que le virus continue de circuler sur le territoire français.

Découvert pour la première fois en 1937 en Ouganda, dans une province appelée West Nile, le virus a donné son nom à la maladie. En France, son suivi s’inscrit dans la surveillance estivale des infections transmises par les moustiques, alors que les autorités sanitaires distinguent, dans leurs bilans, les cas importés des contaminations acquises localement.